Ambulancière à Bellevue cherche des mots qui brûlent
13 octobre 2026
Je suis ambulancière, et je passe mes nuits à rassurer les gens. Un soir de garde calme, un inscrit insomniaque m'a interrogée sur ce que je faisais pour me détendre. J'ai répondu « rien, justement ». Il a proposé de s'en occuper, à distance, avec une liste de petits plaisirs à cocher : un thé brûlant, une chanson, un compliment. La liste s'est allongée au fil de la nuit, et les dernières lignes m'ont fait rougir en pleine pause dans l'ambulance. Trente-deux ans, domiciliée à Bellevue, ce qui me manque, ce sont des mots qui brûlent, ceux d'un homme rassurant, drôle et attentif. Envoie-moi le premier point de ta liste.
Quand je suis connectéeMes jours de repos varient, mais je suis souvent libre deux soirées par semaine et le dimanche matin.
Ce qui me plaîtUne liste de plaisirs à cocher ensemble, un café en haut du cours Dajot, la rade à nos pieds, puis une soirée douce et intense.
Ce que je ne veux pasJe ne parle jamais de mes interventions et j'envoie promener ceux qui réclament des histoires sordides sur mon travail.